Bienvenue sur le blog de Laurène :
Back in Grenoble ! Pour l'année scolaire 2011-2012, me revoici dans la capitale des Alpes. Un peu plus de boulot que l'an dernier, donc probablement moins de grosses sorties vélo, donc moins de comptes-rendus... mais moins ne veut pas dire plus du tout ;-)
Enfin, force est de constater que depuis la rentrée, le blog est mort... ou du moins dans un sommeil très profond. Peut-être reprendra-t-il du service au printemps ?
18 avril 2012
Dernières nouvelles de la neige
Pour cause de charge de boulot importante, et préférant skier que tenir le blog à jour, je n'ai fait aucun compte-rendu de mes sorties ski, à part celle du col d'Entre-Pierroux début janvier.
Quand je fais un compte-rendu, c'est autant (voire plus) pour moi, pour mémoire, que pour d'éventuels lecteurs, famille ou amis. En fait, j'ai fait du blog par procuration, grâce à Brigitte avec qui j'ai fait certaines sorties et qui met très régulièrement son blog à jour !
Par ailleurs, mes sorties sont presques toutes sur skitour.
Pour avoir un peu de lecture et des photos, je recommande donc les compte-rendus de Brigitte, pour les sorties que j'ai faites avec elle.
15-17 avril : raid avorté dans le massif du Tödi (Suisse centrale). Mauvais temps et nivologie plus que douteuse.
31 mars : Grand ski au Grand Bec
24 mars : Dans le jardin de Lady Bona
9 mars : Une caresse à l'Oreille du Loup
25 février : Taillefer en boucle : combe de l'Emay > combe des Ramays (avec Christophe, Jean et Anne)
19 février : week-end au refuge de l'Orgère (beaucoup de monde, anniv de Flo)
22 janvier : Le Moucherotte : pas de la Bergère > VN > couloir SW (avec Séb et Félix) -> dos en vrac :-(
13 janvier : Col d'Entre-Pierroux (CR ci-dessous et chez Brigitte : Le grand Oisan sauvage au soleil)
14 janvier 2012
Le col d'Entre Pierroux : Oisans sauvage
La sortie d'hier (vendredi) nous a menés au Col d'Entre Pierroux au départ du Désert en Valjouffrey. C'était long, beau et sauvage, ça mérite donc de sortir le blog de son sommeil !
Depart de Gre à 6h, c'est tôt pour un 13 janvier... La veille j'ai rapidement regardé les topos proposés par Cisou et j'en ai retenu deux choses : un long plat au départ qui promet une belle partie de ski de fond pour commencer et pour terminer... et 1800 à 1900 m de D+ selon l'objectif, ce qui risque de faire mal puisque je n'ai pas dépassé 900 m cette saison ! N'ayant jamais mis les pieds dans le Valjouffrey, je profite de l'occasion et on verra bien si je survivrai ;-)
Nous démarrons au lever du jour : c'est parti pour une bonne heure de ski de fond, rendu plus difficile par la traversée de quelques jolies coulées. L'objectif initial était la crète de la Mariande : il nous faut franchir un ressaut raide pour prendre pied sur les pentes supérieures (le Grand Vallon). Vu d'en bas, ça fait peur, on se demande où ça passe, au milieu des barres... en fait une rampe asendante en neige et glace permet de passer. Crampons et piolet nécessaires. Le passage est bien exposé, et l'idée d'avoir à le descendre, si on va effectivement à la Mariande, n'est pas du goût de tout le monde !

Cisou sur fond de Tête de Ferrand

Heu, ça passe là ? Oui, oui, c'est la diagonale ascendante au dessus de Cisou...
Mais il paraîtrait qu'on peut passer dans l'autre vallon (le Petit Vallon, celui qui mène au col d'Entre Pierroux) via un petit col, enfin pas sûr... Ce nous éviterait de descendre ce qu'on vient de monter... encore faut-il que le passage dans l'autre vallon passe effectivement, et là on manque d'info... On y va et on verra.
Et Bingo, ça passe !

L'itinéraire pour la crête de la Mariande passe au milieu.
Mais nous avons changé de plan... le col qui permet de passer dans le Petit Vallon
On continue en traversée asendante pour rejoindre le pied du Col d'Entre Pierroux. L'heure avance et on décide que si on veut finir avant la nuit, il faut qu'on commence à descendre à 15h... Les 400 dernier mètres sont rudes, à tel point que je rennonce à faire les 30 derniers mètres à pied permettant d'attendre le col :-(
Et puis il est 15h, donc faut pas trainer. Brigitte ne monte pas non plus, mais heureusement Cisou y a été !
L'Obiou s'est dévoilé au fond à gauche. Le fond de vallée est resté sous les nuages toute la journée...
De cette sortie je ne retiendrai pas la qualité du ski... les pentes supérieures sont pas trop mal : quelques sections en poudre tassée sympa mais globalement c'est assez changeant, et je n'ai plus les ressources pour skier correctement. Plus bas c'est le royaume de la neige croutée... Comme on descend à vue, on cherche un peu le passage permettant de descendre au fond de la vallée de la Bonne. Faire des virages dans la croutée au dessus des barres ne me réjouit pas franchement ! On trouve, et nous voilà donc presque rentrés. Presque, car il nous reste encore un peu de déniv à perdre, dans la croutée et en plus dans les nuages (qui sont restés au fond toute la journée... on était mieux là haut), et surtout pas mal de distance à faire ! Le ski de fond dans la croute, avec les dépots de coulées à traverser, finissent de nous achever ! Retour à la voiture à 17h15 : timing nickel, dans 20 minutes il fait nuit !

Début de la descente : ça va il y a de la place ! Le col d'Entre Pierroux est au fond.
Bon... il va bientôt falloir passer sous le nuage...
01 janvier 2012

29 août 2011
La traversée des Pyrénées, de Collioure à Hendaye (3/3)
J7 : Laruns – Saint Jean Pied de Port, 103 km, 1900 m de D+
Au réveil, j’ai la sensation que mes genoux vont mieux : l’étape d’hier ne les a pas tués, au contraire ! Chouette ! Malheureusement, ce n’est pas le cas pour Caro qui a eu mal dans la nuit.
Au départ, une brume peu épaisse enveloppe Laruns, mais ça ne devrait pas durer. Le plat entre Laruns et le pied du col de Marie-Blanque permet de réchauffer tranquillement les jambes, puis ça attaque fort entre Bielle et le plateau du Benou ; nous sommes toujours dans la brume, et l’on se croirait dans un sauna, tant il fait chaud et humide ! Un groupe de cyclistes de Gan nous rattrape et on discute un peu dans la fin de la montée, qui est plus facile : deux filles qui traversent les Pyrénées à vélo ce n’est pas si courant ! Pour la suite de l’étape, ils me confirment ce que m’avait déjà dit Dom, mon frère, à savoir que la route d’Ahusquy est super raide… A partir de la vallée d’Aspe, nous avons en effet le choix pour l’itinéraire : proche de la frontière ou plus au nord. La route d’Ahusquy est intermédiaire et c’est je pense la meilleur option : Caro n’a pas spécialement envie de passer par le col d’Osquich qu’elle repassera demain dans l’autre sens, et passer par la forêt d’Iraty doit être sympa, mais trop long pour nous.
Nous avons 5 km à plat dans la vallée d’Aspe pour rejoindre la route d’Arette. Gros moment de doute pour Caro qui a mal aux genoux, d’autant plus qu’ils se sont bien refroidis dans la descente de Marie-Blanque. A tel point qu’elle est à deux doigts de lâcher l’affaire et filer sur Oloron où Benoît qui n’est pas loin pourra venir la chercher… Je regretterais, mais je comprends aussi : on peut rouler en ayant un peu mal, mais il y a un moment où l’on pense à la suite : suis-je en train de me flinguer un genou ? vais-je le regretter ensuite pendant quelques semaines ou quelques mois ? Ces interrogations m’avaient traversé l’esprit plus tôt dans la semaine, vers les troisième et quatrième jours. Mais Caro décide de continuer : on refera le point dans 12 bornes à Arette. Elle a bien fait, puisqu’en se réchauffant, ça va mieux. On poursuit donc ensemble, tout va bien ! Après le pique-nique, nous passons à Tardets, puis nous attaquons la fameuse route d’Ahusquy… pourcentages moyens à 10, voire 11 sur plusieurs kilomètres, des « coups de cul » ultra raides, le tout pendant 8 kilomètres… Faire des zig-zag sur la route n’est pas suffisant et on finit par exploser. Nous avons passé les grands cols pyrénéens, et nous voilà marchant à côté du vélo sur une petite route basque ! Mais ce n’est pas si étonnant que cela, quand on connait le Pays Basque, qui regorge de petites routes bien raides… Quelques autres épisodes de marche plus tard, nous arrivons à un petit col ; il nous reste encore 3,5 km jusqu’à Ahusquy : ça monte encore mais c’est moins raide. Caro n’a plus d’eau, moi quasiment plus, mais il me semble apercevoir là-bas les parasols d’une auberge… trop bon, je rêve d’un coca ! Arrivée à Ahusquy sous l’œil des vautours qui nous survolent et nous surveillent, prêts à fondre sur une cycliste désséchée et épuisée : le pays basque est extraordinaire ! L’auberge n’était pas un mirage et le coca nous fait le plus grand bien. Deux petits cols bien paumés (Apanicé et Landerre), au milieu des vaches, brebis et pottoks (les petits cheveaux basques), avec une vue géniale, et enfin nous descendons vers Saint Jean Pied de Port. En plus d’être raides, les routes du coin peuvent être très gravillonneuses, peu agréables à descendre. C’est le prix à payer pour rouler au calme au milieu des bêtes dans un cadre superbe. En revanche, à ne pas faire par mauvais temps, ça doit être pénible.
A Saint Jean Pied de Port, j’avais réservé le gîte, mais il y a l’embarras du choix, puisqu’on est sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle et les pèlerins de passage pour une nuit sont nombreux. Après la douche, nous allons nous balader : la rue de la Citadelle, la porte Saint Jacques, la citadelle de Vauban… à voir.
La traversée touche à sa fin, c’est notre dernier soir ensemble et demain nos routes se séparent : je vais jusqu’à l’océan, mais malheureusement Caro ne vient pas avec moi ; elle repart vers Sauveterre-de-Béarn pour un repas de famille… Du coup, ce soir c’est dîner au restaurant pour fêter la fin et la réussite de notre traversée !

Sauna en montant à Marie-Blanque

En route vers la fontaine d'Ahusquy

Col de Burdin-Olatzé en contrebas, par lequel on peut rejoindre Iraty

Descente vers Saint Jean Pied de Port
J8 : Saint Jean Pied de Port - Hendaye, 86 km, 1430 m de D+
Caroline doit être dans sa belle-famille pour le déjeuner, donc pour être à l’heure, elle veut partir à 7h. Ma sœur Béa est à Hendaye et m’a appelé hier pour me dire qu’un poulet rôti m’attendrait pour le repas de midi. Donc nous partons en même temps et nous nous quittons dès la porte du gîte.
Je prends la direction de Saint Etienne de Baïgorry, puis du col d’Ispéguy. Je suis contente de m’être levée tôt car la lumière du matin est superbe et rend la montée au col encore plus belle. Je ne croise pas un chat, si ce n’est les quelques cyclistes d’un club de St Jean Pied de Port qui me rattrapent à l’arrivée au col. On est dimanche : je vais encore croiser beaucoup de cyclos qui font leur sortie dominicale. Globalement j’ai trouvé qu’ils avançaient bien les cyclistes basques ! Le col d’Ispéguy est sur la frontière, je descends donc côté espagnol. Je remonte ensuite au col d’Otxondo puis repasse en France à Dantxarria. Premiers aperçus sur la Rhune : émotion, ça commence à sentir très fort l’arrivée ! Passage à Sare, puis la suite, je connais : col de Saint Ignace, Ascain. A Ascain, c’est aujourd’hui la course de la Rhune : course en montagne de 13 km, aller-retour de la place d’Ascain (50 m) au sommet de la Rhune, à 900 m d’altitude. Les meilleurs mettent moins d’une heure. Je passe dans le village en même temps que les derniers terminent leur course. Puis Olhette, Urrugne. Là j’ai envie de rejoindre la route de la corniche (qui relie Saint Jean de Luz à Hendaye) pour profiter de la vue sur l’océan, donc je coupe par une petite route que je n’avais jamais prise (la chapelle Sokori, puis la déchetterie d’Urrugne – qui a la plus belle vue de la côte basque ;-)) Et ça y est j’ai l’océan devant moi, Saint Jean de Luz à ma droite, Hendaye et l’Espagne à ma gauche. Heureuse. Dans 5 kilomètres je suis à la maison ; je pédale doucement, je n’ai pas envie que ça se termine finalement… Arrivée à Hendaye plage vers 12h30, j’appelle Béa : j’aurais bien fait une petite photo de l’arrivée avec elle, Louise et Thomas. Pas de réponse… Tant pis, c’est une inconnue qui m’a prise en photo. En fait ils dormaient encore, mon appel les a plus ou moins sortis du lit !!! J’ai tout à coup une très forte envie de gâteau basque : petit détour par la boulangerie puis j’arrive enfin à la maison. Le poulet rôti et le gâteau basque concluent de belle manière cette belle traversée.

Saint Etienne de Baigorry, et pic d'Iparla ?

Une concurente de la course de la Rhune, Rhune qu'on voit au fond

Ca y est, l'océan est là... Saint Jean de Luz

Les Trois Couronnes et le Jaizkibel

Au fond : le Jaizkibel et le cap du Figuier (tout ça c'est en Espagne)

Plage d'Hendaye, avec les Jumeaux derière !
A défaut de bilan complet, juste quelques chiffres : 8 jours, 756 km, 16500 m de D+ et zéro crevaison, 1,5 tube de crème anti-inflammatoire à deux...
Et 15 jours après (samedi 27 aout) un joli temps sur le 140 km de la Vercors Drome (cyclosportive).
28 août 2011
La traversée des Pyrénées, de Collioure à Hendaye (2/3)
J4 : Aulus-les-bains – Bagnères de Luchon, 114 km, 2440 m de D+
Une assez longue journée s’annonce : environ 120 km et 2500 m de D+ d’après mes prévisions, ce qui m’effraie un peu vu l’état de nos jambes… petit moment de doute… Néanmoins la journée démarre bien : il fait beau, enfin du franc beau temps ! Pour nous ménager un peu, on décide de rallier Seix en descendant la vallée du Garbet plutôt qu’en passant par le col de Latrape 400 mètres plus haut. Je ne connais quasiment pas cette partie de l’Ariège : belle et paumée. Seix est un joli village, dans lequel faire étape doit être sympa. Les cols de la journée sont donc le col de la Core, le portet d’Aspet, puis le col de Menté. Au cours de la journée nous rencontrons un groupe de neuf italiens qui traversent comme nous, et que nous croiserons et recroiserons aussi lors des deux étapes suivantes ; sympathique. Le col de Menté est assez raide et au sommet, ce ne sont plus des cuisses que j’ai, mais deux blocs de béton ! Les genoux couinent un peu aussi… Même si le plus dur est fait, il nous reste encore la descente puis 20 km à peu près plat entre Saint Béat et Luchon. Un peu long pour nos jambes qui en avaient marre. Avec 114 km et 2440 m de D+, 9h10 pauses comprises, c’est notre plus grosse étape jusqu’à présent. A Luchon, le gîte étant complet, nous dormons à l’hôtel. Après la douche, la tentative d’étirements (tentative, car en fait plus rien ne tire, en revanche les muscles sont toujours en béton) et le massage à l’anti-inflammatoire (double dose ce soir), il est trop tard pour aller profiter des thermes. Nous allons tout de même nous balader dans la ville où je ne m’étais jamais vraiment arrêtée, puis manger une pizza. Comme tous les soirs, on ne fait pas long feu et nous nous couchons entre 21h et 21h30 ! Nous déciderons demain quel itinéraire nous mènera à Payolle : version « light » ou pas. Dans mon for intérieur, j’ai déjà la réponse : mes (nos) jambes ont besoin d’une journée plus « cool ».

Montée au col de la Core ; vue sur le massif du Vallier
J5 : Bagnères de Luchon - Payolle, 53 km, 1735 m de D+, la journée de « repos » salvatrice
Aujourd’hui nous avons le choix : cols de Peyresourde et d’Aspin, ou Peyresourde, Azet, et hourquette d’Ancizan (qui a été empruntée par le tour de France pour la première fois cette année). La montée au Peyresourde n’est pas très dure, mais Caro a un peu mal au genou, et pour moi, je sens que c’est latent… Mais la montée est belle et cela fait oublier les maux. A priori, l’option Azet – Ancizan me plaisait plus, mais nous avons besoin de repos et au col de Peyresourde nous sommes d’accord : Aspin sera suffisant. Descente sur Arreau, où c’est jour de marché. Nous y achetons notre pique–nique, puis il nous faut un peu de patience pour nous extirper de la foule qui profite du marché, sous le soleil pour une fois cet été. Après avoir mangé au pied du col d’Aspin, nous attaquons son ascension. Dans la chaleur du début d’après-midi et sur la digestion, j’ai du mal… En plus mon genou (je ne sais plus lequel, ça dépendait des jours !) s’est remis à couiner. Le col finit par arriver, et je suis impressionnée par le monde et le nombre de camping-cars qui s’y trouvent. Nous retrouvons le groupe d’italiens. Pour une raison que j’ignore, une vache s’approche dangereusement de leur matériel et commence à s’attaquer au t-shirt de l’un d’eux… dommage pour le t-shirt : il a été abandonné à la vache ! Cinq kilomètres de descente nous mènent à Payolle où nous attend un sympathique comité d’accueil : mes parents et Augustin, un cousin. Mes parents m’ont trouvé une pile pour mon compteur : chouette ! Nous ne sommes qu’en début d’après-midi et nous avons tout le temps de nous reposer, avec vue sur l’Arbizon. Cette courte étape, et surtout le repos qui a suivi nous a fait le plus grand bien !

En montant au Peyresourde : Castillon de Larboust

Au col d'Aspin, vue à l'Est, vers le Luchonnais
J6 : Payolle – Laruns, 110 km, 2795 m de D+, beau, mythique… majeur !
Voici le 6ème jour tant redouté, l’étape « de la mort qui tue », avec les mythiques Tourmalet, Soulor et Aubisque, le plus gros dénivelé de la traversée (même si mes prévisions le surestimaient largement, ce que je ne savais pas encore…). C’est pourquoi on décide de partir plus tôt que les jours précédents, à 7h10 après avoir admiré les premières lueurs du jour sur l’Arbizon : superbe. Petite entorse à l’autonomie : nous partons sans sacoches ! Papa a en effet gentiment accepté de les monter en voiture au Tourmalet afin que nous puissions monter légères. De bonne heure la route est calme, quelques voitures de randonneurs nous doublent, mais encore peu de cyclistes. Comme la veille, le ciel est bleu, limpide. Avant La Mongie, nous avons de beaux aperçus sur le pic du Midi de Bigorre, puis il se cache, mais le col est maintenant en vue. Le final passe bien : je n’ai plus mal au genou et je suis heureuse d’être là, presque émue d’arriver à ce col mythique, point culminant de notre traversée. Le timing est parfait puisque Papa et Augustin me doublent dans le dernier kilomètre. Quelques photos, un café dans le bistrot du col, dont la déco, orientée ski et cyclisme, est à voir, puis nous récupérons nos sacoches et basculons côté Barèges. Environ 25 km de descente, dans laquelle nous croisons énormément de cyclistes qui montent. Barèges, Luz-Saint-Sauveur, mais nous n’allons pas jusqu’à Argelès-Gazost : nous coupons avant, par Saint Savin. Une petite route qui monte et qui descend mais sur laquelle on est vraiment tranquilles. Après le pique-nique, nous rejoignons la route du Soulor à Aucun. Avec les sacoches et la chaleur de l’après-midi, son ascension me parait plus dure que celle du Tourmalet ce matin. Elle est aussi moins régulière, avec quelques courts « coups de cul » qui font mal. Avec les sacoches que nous avions, j’ai eu l’impression au cours de cette semaine que les pentes gagnaient 2% : du 8% en moyenne avec sacoches devient aussi dur que du 10% sans sacoches. Chose rare : nous doublons des cyclistes ; mais eux sont lourdement chargés, bien plus à la peine que nous. Entre Soulor et Aubisque, la route est de toute beauté. Taillée dans la roche, à pic, impressionnante. A voir. Et enfin, ça regrimpe un peu pour atteindre le col d’Aubisque, dernier mythe de la journée. Il est encore tôt, donc on profite un peu de la vue et du soleil avant de descendre tranquillement à Laruns. 110 km et 2800 m de D+, et il n’est pas encore 17h : on savoure la glace sur la place de Laruns. « The » journée s’est bien passée, et dans ma tête, c’est gagné : les deux jours restants sont a priori plus faciles.

L'Arbizon au lever du jour, depuis le balcon.

A La Mongie : plein de lamas !

Arrivée au Tourmalet pour Caro

Saint Savin (dédicace à Dom et Elise ;-))

Entre Soulor et Aubisque : le cirque du Litor ; la route est taillée dans le roc

Coup d'oeil dans le rétro : Le Soulor au fond, dominé par le pic de Gabizos

Au fond : le pic du Ger qui domine Gourette

Glace et gaufre bien méritées pour conclure cette superbe journée
A venir dans le 3ème et dernier article : les deux étapes finales en Béarn et Pays Basque.
27 août 2011
La traversée des Pyrénées, de Collioure à Hendaye (1/3)
Préambule :
Au printemps m’est venue l’idée de traverser les Pyrénées à vélo. Les Pyrénées, parce que c’est chez moi, et à vélo de route, car en plus d’être mon activité principale du moment, c’est un moyen de déplacement relativement rapide : 8 jours pour ma traversée, alors que le VTT nécessiterait beaucoup plus de temps (et une quarantaine de jours à pied par le GR10). Ce n’est pas que je manque de temps… mais j’avais peur qu’en y passant plus de temps, je finisse par me lasser.
Une copine de Toulouse, Caroline, est de la partie ; je suis contente d’être accompagnée car seule ça aurait été dur. Nous n’avons jamais roulé ensemble auparavant, mais on a pas mal randonné ou grimpé et nous avons grosso modo la même endurance. De plus Caro fait du triathlon et a déjà couru des marathons. Notre duo devrait donc être homogène, je ne me fait pas de soucis.
Nous avons choisi la deuxième semaine d’août, 8 jours du dimanche 8 au dimanche 14. Au Pays Basque depuis fin juillet, je roule un peu à la demi-journée, et fait une escapade en Haute-Garonne pour un duathlon, avec Benoit et Caro justement. Le week-end précédent le départ de la traversée, je fais une journée d’escalade, au cours de laquelle je me fais mal au dos comme ça m’arrive de temps en temps, en plus intense cette fois-ci. Je passe la majeure partie des deux jours suivants allongée sur mon lit, et malgré ça et la visite chez le médecin, le mal tarde à passer. Ca commence à me stresser, et je réussi à obtenir un rendez-vous chez un autre médécin ostéo le jeudi : après manipulation, il m’assure que dimanche je serai en état de pédaler… et il avait raison, ouf !!
Un petit mot sur l’organisation :
Nous avions hésité entre dormir sous la tente et dormir en gîte. La tente présentait l’avantage d'être économique et flexible : on ne réserve rien et on s’arrête quand on veut, ou presque ; mais pas mal d’inconvénients à mes yeux : les sacoches sont plus lourdes, les soirées et les nuits sont moins confortables, et si on prend la pluie ça risque d’être un peu galère… En grimpant à l’Izoard le 16 juillet, le problème du poids m’a sauté aux yeux : sans sacoches j’étais bien, sans plus… Deux jours après, Brigitte me confirme que lorsque les pourcentages sont inférieurs à 6, les sacoches ne se font pas trop sentir, mais au-delà, chaque kilogramme en plus est dur à trainer… Donc mon choix est fait : ce sera gîte ! Je n’ai pas de mal à convaincre Caro, et je passe une demi-journée à chercher les gîtes (c'est le moins cher, possibilité de gestion libre), à modifier un peu les étapes (car les gîtes d’étape se trouvent sur l’itinéraire du GR10), et à réserver, avec l’aide de Caro.
Finalement on a fait : 1 nuit en gîte avec demi-pension, 4 nuits en gîte en gestion libre, 1 nuit à l’hôtel et 1 nuit dans l’appartement familial de Payolle.
A posteriori, l’option gîte a été la bonne. Pour y aller en mode camping, il nous aurait fallu des plus petits développements et quelques jours de plus. Sinon, je ne suis pas sûre que nous aurions terminé.
J’avais tout de même pris un petit réchaud light « au cas où » et deux jours d’avance en bouffe du soir, ce qui m’a un peu alourdie, au moins au début. Mais nous n'avons pas pesé nos sacoches, je n'ai donc aucune idée de leur poids…
J-1 : Hendaye - Toulouse en train
Via Bordeaux, ce n'est pas complètement illogique, mais pas le plus logique non plus. Le train corail Bayonne - Toulouse n'accepte pas les vélos (quelle ineptie !), et les TER Midi-Pyrénées n'ont pas l'air de vouloir franchir la frontière de l'Aquitaine, et vice-versa... Messieurs les Présidents de régions, Messieurs les hauts-responsables de la SNCF si vous me lisez... sait-on jamais ;-) Tant que j'y suis avec les récriminations à l’encontre de la SNCF : si on pouvait stopper la politique d'enterrement du train de nuit Irun-Genève, ce serait chouette ! Mais je m'égare, là.
Donc j'arrive à Toulouse, où je passe la nuit chez Benoît et Caroline.
J1 : Collioure – Mosset, 108 km (115 depuis Toulouse), 1810 m de D+
On prend le train à Toulouse à 8h01, arrivée à Collioure à 10h54 ; pas de problème pour les vélos car c’est un TER, direct. Le temps est chargé, sauf sur la Méditerranée où c’est plus clair. A Collioure, il me parait impensable de ne pas descendre au niveau de la mer pour une photo du départ. Nous devons donc traverser la ville et son marché, noirs de monde : pas facile. Mais la photo est dans la boite, nous pouvons démarrer ! On remonte au nord vers Argelès-sur-Mer, puis nous rentrons dans les terres ; on se dirige droit vers des nuages peu sympathiques et la pluie ne tarde pas. La pause pique-nique se fait donc sous un abribus. Après la pause la pluie se calme et nous pouvons sécher tandis que la route commence à grimper. Nous atteignons le premier col de la traversée : le col de Llauro à 380 m d’altitude, sans panneau, dommage. On continue de grimper jusqu’au point culminant de la journée : le col Palomère (1036 m). Avant le col, une descente, suivie d’une remontée de 350 mètres nous surprennent : j’avais lu la carte un peu rapidement, sans les remarquer… Le ciel est bouché, nous n’avons pas de vue sur les sommets catalans. Ensuite la descente sur Vinça, dans la vallée du ruisseau Lentilla est superbe. Nous en profitons car la route est étroite et nous oblige à descendre doucement. Nous voilà dans la plaine, à proximité de Prades, mais l’étape n’est pas finie : il nous faut remonter 400 mètres jusqu’à Mosset où se trouve notre gîte, à mi-chemin de la montée au col de Jau. Nous sommes fatiguées, et la fin se fait à petite allure…
Nous sommes heureuses de trouver notre gîte un peu en aval de Mosset, en pleine campagne, avec des hôtes très accueillants. Douche, séance d’étirement, et dîner agrémenté de cèpes trouvés le jour même par notre hôte : cela conclut un bonne première journée.

Deuxième col de la traversée...

Les gorges de la Castellane, un peu en aval de Mosset
J2 : Mosset – Ascou, 84 km, 2400 m de D+
Au réveil, le vent s’est levé, mais les nuages sont toujours bien présents. Nous entrons immédiatement dans le vif du sujet avec le col de Jau (1506 m) dont nous devons terminer l’ascension. Les derniers kilomètres se font dans le brouillard, froid, venteux et plus qu’humide. Un abri au col nous permet nous nous habiller pour la descente. Entre temps la pile de mon compteur à rendu l’âme, c’est bien le moment ! En perdant de l’altitude, nous regagnons quelques degrés et même un peu de soleil dans les gorges de l’Aude, par lesquelles nous avons choisi de passer. On essaie d’emmagasiner de la chaleur avant de monter au col de Pailhères, gros morceau de la journée, à 2001 m d’altitude. Jusqu’à Mijanes, ça monte assez tranquillement, puis ça se corse : les pourcentages moyens sont compris entre 8 et 10, et surtout, nous avons un fort vent d’ouest, donc de face… Moi qui aime rouler assise, me voilà en danseuse bien plus qu’à l’habitude, et malgré ça, je trouve que je pédale vraiment trop en force. Col atteint dans le brouillard : dommage pour la vue, et dans le vent et le froid : les jambes ont peu apprécié ces conditions. L’étape est quasiment finie : nous n’avons plus qu’à descendre jusqu’à Ascou, où nous dormons ce soir. Avec 84 km et 2400 m de D+, des conditions météo ne nous ont pas facilité la tâche (13 km/h de moyenne roulée !), nous sommes bien entamées et tous nos muscles, pas seulement des jambes, se font sentir !

Le chateau d'Usson ; nous sommes en pays cathare

On attaque la montée au col de Pailhères sous le soleil

Mijanès, ou Rouze, je ne sais plus...

Message sympathique, et tellement vrai !

Là, il fait moins beau, avec un %#& de vent !

Et ici il fait carrément mauvais, et froid !
J3 : Ascou – Aulus-les-Bains, 98 km, 2090 m de D+
Au matin du 3ème jour, Caro et moi avons le même mal : le mollet gauche qui tire. En préparant la traversée, l’étape de la veille m’avait parue déterminante, permettant de juger de notre capacité à réaliser la traversée telle que je l’avais prévue. Ce mal apparu le lendemain est le signe que ce n’est pas gagné d’avance… il va falloir prendre soin de nos jambes et nos genoux. Malgré ces petits maux, nous délaissons l’option « J3 light » qui emprunte la N20 ariégeoise, en fond de vallée, lui préférant le col de Chioula et les balcons de l’Ariège. Magnifique petite route au calme, où nous trouvons enfin le soleil qui nous a tant manqué la veille. Haaaa, ça fait du bien ! Passage à Tarascon-sur-Ariège où l’on fait quelques courses : notre pique-nique du jour bien sûr, et de la crème anti-inflammatoire pour nos genoux. Je ne trouve pas de pile pour mon compteur (pas beaucoup cherché non plus). Sur la route de Vicdessos, un incident qui aurait pu compromettre notre entreprise survient : alors que Caro était dans ma roue, je freine pour m’arrêter en bord de route, sans prévenir… et bim ! Caro n’a pas le temps de réagir, sa roue avant vient toucher ma roue arrière et elle se retrouve par terre. A priori le genou et la main sont légèrement touchés. Après quelques minutes pour se remettre, nous pouvons repartir, en espérant que le genou ne couinera pas trop. Finalement Caro en a été quitte pour un bon hématome à la cuisse, le choc au genou n’a pas été trop pénalisant. En tout cas, bonne leçon pour moi, dorénavant je préviendrai de mes faits et gestes… Au port de Lhers (1517 m) je croyais l’étape finie, pensant que ça ne faisait que descendre jusqu’à Aulus… mais j’avais oublié le col d’Agnes : quelques kilomètres assez raide à remonter ! Une fois au gîte à Aulus, nous ajoutons à la traditionnelle séance d’étirement le massage des quadriceps, genoux et mollets à l’anti-inflammatoire ; cela nous parait nécessaire pour que la mécanique tienne jusqu’au bout. Nous n’avons pas la force d’aller explorer Aulus-les-bains : bizarrement, le village parait assez important, mais il n’y a quasiment aucun commerce, si ce n’est une épicerie, une poste et un resto… et je me demande toujours où sont les thermes !

La vallée de l'Ariège, sous le soleil, enfin !

Aire de décollage de parapente, juste après le col

Dernier col de la journée, ce n'est pas encore le grand beau temps...
La suite, les Pyrénées centrales, au prochain épisode !
17 juillet 2011
Ça roule dans le Queyras
VTT et vélo de route au programme du pont du 14 juillet : je retrouve Guillaume et Isa à Aiguilles, entre Château-Queyras et Abriès pour faire du VTT jeudi et vendredi. Initiallement le programme voulait que samedi soit une journée de repos avant le BRA dimanche... mais la météo en a décidé autrement.
Jeudi 14 : le pic de Caramantran (3025 m) depuis Saint Véran
Belle journée de vélo de montagne : mon deuxième 3000 à VTT. Les 1000 m de montée s'effectuent en deux temps : 500 m de roulage sur une belle piste entre Saint Véran et le refuge de la Blanche, puis 500 m de poussage / portage jusqu'au col de St Véran puis au Pic de Caramantran. Sommet atteint dans le broulliard, avec un peu de vent... pour nous rappeller qu'ici on est en (haute-)montagne.

Poussage (ou portage) dans les nuages
Descente sur le col de Chamoussière, où l'on retrouve un groupe de GreVTTistes, avec qui on va poursuivre la descente sur un sentier lisse très ludique : génial à VTT ! La sortie s'achève par une très bonne glace à Saint Véran ; le choix des parfums fut difficile !
Guillaume entre le sommet et le col de Chamoissière

Les sommets du Queyras sont bicolores !
Vendredi 14 : Le col de Furfande depuis Arvieux
Nouvelle sortie à 1000 m de D+, ce qui convient à tout le monde, pour Guillaume et Isa qui ont très peu roulé ces derniers temps, et pour moi qui ne veut pas forcer avant dimanche... Cette fois-ci la montée s'effectue intégralement sur piste, mais bien raide, la piste ! Moi qui préfère mouliner que pédaler en force, je suis convaincue de la nécessité d'un pignon de 34 dents (32 actuellement).
Au col, un petit vent frais nous cueille et on décide de commencer la descente et de manger plus bas. C'est donc parti pour une belle descente dans les alpages. On s'arrête pique-niquer à proximité du refuge de Furfande, où l'on s'offre une bonne part de tarte pour le désert. Alpage de nouveau, suivi de quelques épingles plus ou moins caillouteuses que j'ai bien aimé sous le col de la Lauze. Courte remontée au Queyron puis retour à Arvieux par un superbe sentier bien lisse en traversée dans les mélèzes.
Le soir, changement de camping : nous allons à l'Argentière-la-Bessée, où l'on retrouve quelques palois :-)
Samedi 16 : la journée repos se mute en montée à l'Izoard
En vue du BRA dimanche, j'avais prévu de ne pas rouler ce samedi. Je laisse donc Guillaume et Isa et je vais à Briançon faire les soldes... j'ai ensuite prévu d'aller glander à Plampinet où les palois sont aller grimper. Entre temps, point météo avec Brigitte : vu la pluie annoncée dimanche dès le matin, Alice, Brigitte et moi décidons de ne pas faire le BRA :-(
Zut alors, j'aurais pu rouler aujourd'hui ! Déjà à Plampinet, je regarde la carte routière et jète mon dévolu sur le col de l'Izoard. Je redescends me garer à Briançon, et à 14h30 c'est parti. J'ai préféré ne faire que l'aller retour ; la boucle me paraissant un peu longue.
Très belle montée, assez raide après Le Laus. De nombreux cyclistes descendent ; d'autres montent encore et j'en double quelques uns qui en bavent avec leurs developpements trop importants (ça fait toujours plaisir de doubler...). Le final est très minéral, c'est beau :-)

L'église de Cervières, fermée, comme souvent...
Pas de regret pour le BRA : ce matin a Grenoble c'était le déluge. Rendez vous dans deux ans... peut être !
12 juillet 2011
Die > Grenoble par le Vercors
Un BBQ à Grenoble hier soir, trois moyens de transport possibles : voiture, train ou vélo... et bien je choisi le vélo. Avec un peu de train quand même.
Je prends donc le train de 12h54 à Crest, arrivée à Die à 13h28, et hop, c'est parti pour le col du Rousset. Dans la montée, l'ambiance est néerlandaise : à vue de nez, plus de la moitié des voitures croisées venait des Pays Bas. Egalement beaucoup de cyclistes, qui descendent, qui montent, qui me doublent, que je redouble (une seule fois...), majoritairement étrangers, probablement néerlandais ! C'est assez sympathique, surtout quand les gens en voiture ralentissent pour m'encourager ;-). En revanche, carton jaune aux cyclistes qui doublent à Mach 2 sans un bonjour...
Du coup, malgré la chaleur, la montée passe bien et assez vite.
De l'autre côté du tunnel, en direction de Saint Agnan en Vercors, c'est beaucoup plus calme. Je shunte La Chapelle en Vercors, puis je descends dans les gorges de la Bourne : la section vers Villard de Lans a du rouvrir récemment. Dans les gorges, c'est beau, ça remonte tranquillement et je suis au frais : tout va bien !

La route vers Villard de Lans est ouverte : bien !
Je retrouve le soleil à l'approche de Villard de Lans, et la circulation aussi : c'est bien passant jusqu'à Lans, trop... Heureusement, la route de Saint Nizier est plus calme. Enfin, descente dans la fournaise grenobloise ; je croise de nouveau pas mal de cyclistes qui montent, pas de néerlandais, mais plutôt des grenoblois qui font un St Niz' after taff ! Différent.

Descente sur Grenoble : j'aime cette vue !
Arrivée à l'Ile verte avec 100 km tout rond au compteur, et quelque chose comme 1500 m de dénivelé (d'après mon alti qui sous estime, alors que openrunner donne 1900...)
Ayant un impératif horaire ce matin, je suis repartie à Valence en train, et à défaut correspondance pour Crest, j'ai fini à vélo, soit 29 km par Montéléger, Montmeyran et Upie. Il faisait déjà bien lourd !
08 juillet 2011
Vercors... et Chablais
Mardi 5 : la lutte à la Bataille !
Je décolle tardivement ce mardi, après un coup de main à une amie qui déménageait : départ vers 14h de Chabeuil. Le but est d'aller établir un temps de référence - pour moi - au Tourniol. Je lutte un peu contre le vent du Nord pour rallier Barbières. Il fait très chaud, pas idéal pour faire un chrono, mais j'ai le vent du nord avec moi. Après 56 minutes et 30 secondes d'effort, me voilà au col du Tourniol. Je refais le plein d'eau à Léoncel, et là j'hésite : petit tour (autrement dit je rentre maintenant par les Limouches) ou gros huit (descente sur Oriol en Royans, puis remontée par le Pionnier puis la Bataille avant d'aller aux Limouches) ? C'est les vacances, je ne suis pas pressée, va pour l'option longue. Au début tout va bien, mais un petit détail (qui n'en est pas un) est venu perturber cette belle boucle : j'étais partie avec en tout et pour tout 2 barres de céréales... la première est mangée du coté d'Oriol en Royans, et je préférerais garder la deuxième pour plus haut, après le col du Pionnier... mais j'ai faim ! Le final du col se fait au ralenti : 8 km/h alors que ce n'est pas très raide. Je fini pas manger ma deuxième barre après la jonction avec la route de la Bataille, mais le mal est fait, mes forces sont bien entamées : il me faudrait une baguette entière pour me refaire ! J'arrive donc péniblement et tardivement au col de la Bataille. Décidément, deuxième passage, et pour la deuxième fois dans des conditions peu favorables : après l'orage, voici l'hypoglécémie !

Contrairement à la dernière fois, j'ai la vue !
Mais je suis soulagée : il n'y a plus qu'a descendre à Léoncel, où je peux m'arrêter au bistrot : une gaufre et une compote feront l'affaire pour la petite remontée au col des Limouches. Très belle descente avec la vue sur la plaine de Valence et la lumière de fin de journée. J'arrive à Chabeuil à presque 21h, après 109 km et 2200 m de dénivelé environ (?). Moyenne bien basse, mais après avoir laissé quelques forces dans la montée au Tourniol, il m'en a manqué pour la Bataille. Morale de l'histoire : vérifier qu'on a suffisemment de bouffe avant d'improviser une longue boucle !
Jeudi 7 : un an de plus dans le Chablais...
Je suis venue chez le frérot avec le vélo dans mes bagages, dans l'idée d'aller rendre visite aux petits cols au dessus d'Annemasse, dans la vallée verte.
Je me lève tôt, en même temps que le frère qui part bosser à Genève à vélo (électrique depuis peu... mais quel sportif quand même !). Je pars dans l'autre direction : route passante pendant une douzaine de kilomètres, jusqu'à Vuiz-en-Sallaz : dans ce sens là, pas grand monde me double, mais dans l'autre sens, un flot continu de voitures roule en direction de Genève... ce n'est pas très calme et je suis bien contente de tourner vers Bogève et de rouler vers des villages plus tranquilles. Je prends la route des Brasses (petite station où les neveux avaient leur cours de ski cet hiver), et passe le col de Perret ; courte descente, puis ça remonte vers le col de Cou. Ces petites routes sont très différentes de ce que je connais dans le Vercors et dans la Drôme (oui, je sais, c'est en partie redondant...) : c'est beaucoup plus habité et exploité.

Après le col de Cou, point culminant de la boucle, je descends côté Léman, jusqu'à Draillant. Belle vue sur le lac et sur le Jura. Un peu de plat jusqu'à Bons-en-Chablais, et je remonte rapidement au col de Saxel (les pourcentages sont peu élevés).


Pour respecter l'horaire annoncé, je ne poursuis pas l'ascension vers le Signal des Voirons (tentant...) mais je desends pour rentrer au plus vite à la maison.
Bilan : 80 km, 1300 m D+... et un gateau au chocolat, de la clairette et quelques bougies soufflées le soir !
04 juillet 2011
Week-end multi-activités
Ce week-end j'ai eu la visite de Laurence, Béa et Raphaëlle. Leur venue était prévue de longue date et j'avais promis du beau temps pour profiter des activités de plein air en Val de Drôme.
Cela commence samedi matin par le classique tour du marché de Crest, suivi de la non moins classique visite du donjon.
Pour l'après-midi c'est kayak dans la Drôme, entre Vercheny et Saillans. Le niveau d'eau est bas, et les embarcations touchent le fond assez régulièrement, mais cette descente tranquille, ponctuée par un arrêt baignade, reste tout de même agréable et rafraichissante.
Béa, Laurence et Raphaëlle prêtes à embarquer.
Dimanche, je propose un rando : la Tête de la Dame depuis Omblèze. 800 mètres de dénivelé pour atteindre ce joli belvédère, très couru en ce premier dimanche de vacances. Incontournable après la rando : le rafraichissement à l'auberge du Moulin de la Pipe !
Laurence et Raphaëlle sont reparties dimanche soir, mais Béa est encore là ce lundi.
Elle voulait aller à la plage, je lui vends de la via ferrata ! Après un petite hésitation entre la via de Chironne (col du Rousset) et celle du Claps, au dessus du Luc en diois, je choisi la seconde, plus facile. C'était suffisant, d'autant plus que le temps était quelque peu incertain aujourd'hui. Mais nous sommes passées entre les gouttes. Un passage raide, quelques autres gazeux, entrecoupés de vires qui l'étaient moins. Le tout avec une chouette vue sur le chaos et la dalle du Claps en face.
Les soeurs devant le chaos du Claps.


















































